Réseau des rencontres écosocialistes

7èmes Rencontres écosocialistes internationales

Les 7èmes Rencontres écosocialistes internationales auront lieu à Bruxelles (ULB), du 15 au 17 mai 2026.

Programme

Vendredi 15 mai

Journée thématique :

Mondes du travail et transformations écosociales

13h30 – 14h30 | Plénière :

Syndicalisme écosocialiste à l’époque des catastrophes

Íñigo Antepara (ESK, Euskal Herria),
Vincent Gay (ATTAC, France),
Edid Rocío Escobar (USO-CUT, Colombia),
Herve Kambiniam (CDT, RD Congo).
Modération: Íñigo Antepara (ESK, Euskal Herria)

Le syndicalisme fait partie des Rencontres Écosocialistes depuis leur origine. Cette table ronde initiale présentera le parcours accompli jusqu’ici et son importance pour un projet écosocialiste. Concrètement, nous aborderons les avancées de la convergence entre lutte syndicale et écologique en France, les discussions syndicales sur la transition écologique en Colombie et les impacts de la militarisation croissante en République Démocratique du Congo. Nous poserons ainsi certains des thèmes que nous approfondirons dans les ateliers parallèles.

15h00 – 16h30 | Ateliers en parallèle | Bloc 1

1. Stratégies de renouveau syndical écosocialiste

Ilakasiri (Free Trade Union Development Centre, Sri Lanka),
Edid Rocío Escobar (USO-CUT, Colombia), ⁠
Arturo Martínez (Ecologistas en Acción, Spanish State),
Iratxe Delgado (LAB, Euskal Herria).
Modération: Ainhara Plazaola (ELA, Euskal Herria)
Langues de l’atelier : espagnol et anglais.

L’objectif de cet atelier est de partager des réflexions et des expériences concernant la transition écosociale dans le syndicalisme. D’une part, de plus en plus de syndicats voient les limites d’une stratégie de transition juste basée sur le dialogue social et la croissance verte. Dans un contexte marqué par la stagnation économique et la guerre commerciale, la promesse de davantage d’emplois verts ne se réalise tout simplement pas. D’autre part, ces dernières années ont vu une multiplication des convergences entre lutte syndicale et écologique, et des expériences significatives se sont développées dans différents pays. Tout cela nous oblige à discuter de stratégies efficaces de renouveau syndical. Toutes ces expériences tirent des enseignements précieux pour un projet écosocialiste.

2. Luttes pour la reconversion écologique de l’industrie

Bello Razaq (Michael Imoudu National Institute for Labour Studies, Nigeria),
Gregorio Mejía (USO, Colombia),
Sara López (Ecologistas en Acción, État espagnol)
Moderation: Martín Lallana (LAB, Euskal Herria)
Langues de l’atelier : espagnol et anglais.

La transformation de l’industrie joue un rôle central dans la transition écologique. Des millions de personnes travaillent dans des secteurs qui doivent changer leur production dans la prochaine décennie. Dans cet atelier, nous apportons deux expériences sur l’industrie pétrolière au Nigeria et en Colombie, la situation du travail et les conflits syndicaux associés à la transition énergétique. Parallèlement, nous exposerons quelques conflits récents dans les secteurs de l’acier et de l’automobile en Europe. Nous discuterons des critères qui devraient guider la transformation écosociale de l’industrie. Et nous débattrons de quelle action syndicale, quelle politique industrielle et quelle convergence écologique-syndicale sont nécessaires pour avancer sur cette voie.

3. Conflits syndicaux pour freiner la remilitarisation

Hervé Kambiniam Salambote (Confédération Démocratique du Travail – CDT, République Démocratique du Congo),
Ansje Vanbeselaere (Intal – Stop Rearm Europe, Belgique),
Elsa Collonges (militante de la CGT),
Tayeb khouira (secrétaire national de Solidaires, France).
Modération: Íñigo Antepara (ESK, Euskal Herria) y Juan Tortosa (solidaritéS, Suisse)
Langue de l’atelier : français.

Des secteurs industriels entiers en Europe et dans d’autres régions sont en train d’être reconvertis vers la production d’armement, ce qui implique une réallocation massive de ressources publiques qui devraient être destinées à la transition écologique et aux services sociaux. Face à cette tendance, le mouvement syndical fait face à des contradictions internes, mais il dispose également d’une tradition de résistance à la militarisation de l’économie. Dans cet atelier, nous explorerons des conflits syndicaux concrets dans des pays où la remilitarisation redéfinit les conditions de travail et les priorités productives, et nous analyserons comment s’organisent les travailleurs et travailleuses qui refusent de fabriquer pour la guerre. Nous débattrons de la position que le syndicalisme écosocialiste doit adopter face au réarmement, comment articuler la lutte pour l’emploi décent avec l’exigence de reconversion vers des productions socialement utiles, et quelles formes de coordination internationale sont possibles pour freiner cette dérive militariste.

Pause

17h00 – 18h30 | Ateliers en parallèle | Bloc 2

1. Travail du soin (care) et prolétariat migrant

Magali Verdier (CIEP-MOC Bruxelles),
Une travailleuse du Ministère du Care (Belgique),
Modération: Iratxe Delgado (LAB, Pays-Basque)

Dans cet atelier, nous souhaitons porter notre regard sur les luttes et conflits dans le domaine du travail de soin – entendu au sens large : soin de la vie, des communautés, des territoires – et sur le prolétariat migrant et féminisé qui est le protagoniste de ces luttes. Et nous souhaitons le faire pour réfléchir à l’importance et au caractère stratégique de ces luttes dans une perspective écosyndicale et pour impulser une transition écosocialiste. Pour ce faire, nos camarades belges de La Ligue des travailleuses domestiques et du projet Le ministère du Care partageront leur expérience de lutte en tant que travailleuses de soin, beaucoup d’entre elles migrantes et sans papiers. En nous inspirant de leur expérience, nous voulons créer un espace pour partager les expériences des participant·es et réfléchir : Pourquoi et comment ces luttes sont-elles stratégiques pour une transition écosocialiste et féministe ? Pourquoi parlons-nous de cela lors de cette rencontre ? Quels sont les défis auxquels nous faisons face ? Quelles sont les principales difficultés, risques, menaces ? Quelles opportunités et quelles forces avons-nous ? De quelles alliances avons-nous besoin ?

2. Alliances contre l’extractivisme et le colonialisme vert

Felipe Gutiérrez Ríos (Observatorio Petrolero Sur y Marabunta, Argentine)
Pedro Ramiro (OMAL),
Marjorie Keters (Réseau Eco-Syndicaliste, France).
Modération: Maureen Zelaya Paredes (Peuples contre l’extractivisme)

Le colonialisme vert désigne la dynamique d’imposition de projets d’énergie « propre » par le Nord global ou ses entreprises sur le Sud global et les communautés autochtones. La transition écologique ne peut pas reproduire les modèles extractivistes qui ont soutenu le capitalisme fossile : l’exploitation minière de minéraux critiques, les monocultures d’agrocarburants ou les projets d’énergie renouvelable imposés sans consentement communautaire continuent de générer dépossession, pollution et répression syndicale. Dans cet atelier, nous partagerons des expériences de résistance et d’articulation entre syndicats, communautés autochtones et mouvements territoriaux face à ces projets dans différents contextes du Sud et du Nord. Nous débattrons du type d’alliances nécessaires pour que la transition écologique soit juste, comment le mouvement syndical peut se positionner face à l’extractivisme, et quels cadres de solidarité internationale permettent d’avancer vers une transition juste avec les territoires.

Pause

20h00 – 21h30 | Plénière d’ouverture des 7èmes Rencontres écosocialistes internationales :

L’écosocialisme comme frein à la catastrophe capitaliste

Fatima Ouassak (Politologue, conteuse et autrice notamment de « Pour une écologie pirate ». Cofondatrice du Front de mères et de « Verdragon », première maison de l’écologie populaire en France),
Leonidas Iza (Président de l’ECUARUNARI, la Confédération des peuples kichwas d’Équateur),
Paula Delfino (membre de la coopérative de production agroécologique Marabunta, en Argentine),
Mariana Riscalli (Membre du Comité exécutif national du PSOL et directrice exécutive de la Fondation Lauro Campos et Marielle Franco, Brésil),
Iratxe Delgado (LAB, Euskal Herria),
Edid Rocío Escobar (USO-CUT, Colombia).
Modération: Sébastien Brulez (Gauche anticapitaliste, Belgique)

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Samedi 16 mai

09h00 – 10h45 | Plénière :

Géopolitique et impérialisme : Dans quel contexte se déroulent ces Rencontres écosocialistes ?

Kay Mann (membre de Solidarity et chercheuse à l’université du Wisconsin, États-Unis),
Yoletty Bracho (Université d’Avignon, revue Contretemps web, France/Venezuela),
Artem Tidva (syndicaliste, Sotsialnyi Rukh, Ukraine),
Joseph Daher (chercheur et militant internationaliste, Suisse)
Modérateur : Franck Gaudichaud (Université de Toulouse, revue Contretemps web, France)

Partout dans le monde, les offensives impérialistes, les autoritarismes réactionnaires et les conflits guerriers se déploient avec toujours plus de force contre les peuples, de Cuba à l’Ukraine, de l’Iran au Liban, de la Kanaky à la Palestine en passant par le Venezuela, le Mali ou encore le Soudan. Plusieurs puissances régionales ou à vocation globale se disputent également avec voracité le partage du monde, tandis que les Etats-Unis sont lancés dans un tourbillon d’agressions et de guerres tous azimuts. Comment décrypter la complexité du chaos global actuel afin de construire au mieux nos solidarités internationalistes et anti-impérialistes ?

11h00 – 12h30 | Ateliers en parallèle | Bloc 1

1. Intelligence artificielle : algorithmes de catastrophe et rumeurs de révolution

Aline Blankertz (Rebalance Now / Cables of Resistance, Germany),
João Camargo (Climáximo / Algorithms of Revolution, Portugal/Belgium),
Liesbeth Hondelink (XR Netherlands).

L’IA est actuellement un moyen de production, un outil d’hégémonie communicative, d’hégémonie culturelle, de surveillance de masse et de persécution politique, une arme pour la perpétration de la violence, un lieu de lutte et une combinaison de sites physiques, d’infrastructures et de connexions. Il existe deux principaux moyens directs pour les groupes non hégémoniques d’interagir avec l’IA : se retirer des sphères dans lesquelles l’IA opère (ce qui est extrêmement difficile), et/ou acquérir la capacité de déployer nos propres outils d’automatisation, voire notre propre IA. Que doivent faire les écosocialistes ? Les mouvements sociaux radicaux voués à prévenir l’effondrement de la société et de la planète, à renverser le capitalisme et à construire un avenir viable, démocratique et éco-socialement juste doivent simultanément dépouiller les géants de la tech (Big Tech) de leur pouvoir, tout en acquérant et en déployant des outils d’automatisation et d’IA contre-hégémoniques.


2. Le rôle de l’éducation dans la transformation écosociale

Paula Delfino (membre de la coopérative de production agroécologique Marabunta, en Argentine),
Elsa Roland (Institut de Recherches en Didactiques et Éducation de l’UNamur, Belgique),
Charo – intervention vidéo (Ecologistas en Acción, État espagnol).
Modération: Valentine Fueter Ohanessian et Sébastien Bertrand
Langues de l’atelier : français et espagnol

Cet atelier va se centrer sur le rôle de l’école dans les diverses dimensions de la transformation écosociale, l’édification d’outils face à la prévention de la montée du fascisme à partir de partage d’expériences.

3. Où va l’écologie politique en Belgique ?

Clara Seynaeve (SAP-Antikapitalisten/Gauche anticapitaliste)
Pierre Eyben (porte-parole du Mouvement Demain et conseiller communal à Liège)
Jori Dupont (député wallon indépendant)
William Donni (à confirmer)
Modération: Lucie Choquet (Formation Léon Lesoil)
Langue de l’atelier : français


4. Défenseur·euses du territoire en Amérique latine et leur persécution

Diana Vela Almeida (maître de conférences à l’Institut Copernicus pour le développement durable de l’Université d’Utrecht et membre du Collectif de géographie critique d’Équateur),
Claudalice Santos (militante écologiste, Brésil),
Leonidas Iza (président d’ECUARUNARI et ancien président de la CONAIE, Équateur),
Juan Antonio Samper (doctorant colombien à l’Université de Lund).
Modération : Gabriela Gallardo Lastra (chercheuse postdoctorale à l’Université d’Utrecht et membre du projet BioDefenders).
Langue de l’atelier : espagnol

Cette table ronde a pour objectif d’analyser le travail réalisé par les défenseurs et défenseuses de l’environnement sous différents angles et à différentes échelles. Elle abordera, d’une part, les dynamiques de persécution, de criminalisation et d’assassinat des défenseurs du territoire, particulièrement en Amérique latine ; et, d’autre part, le rôle des organisations autochtones en tant que mouvements sociaux, ainsi que celui du monde académique, des ONG et des organismes de défense des droits humains dans la documentation, la dénonciation et l’accompagnement de ces luttes.

La table ronde cherche à générer un dialogue critique entre les expériences de terrain en matière de défense territoriale et les approches analytiques, en questionnant les limites et les potentialités de la production de connaissances, de l’influence politique et de la solidarité internationale.

Pause

13h30 – 15h00 | Ateliers en parallèle | Bloc 2

1. Impérialisme et colonialisme vert

Jawad Mustakbal (ATTAC – CADTM Maroc),
Fatima Ouassak (Politologue, conteuse et autrice notamment de « Pour une écologie pirate ». Cofondatrice du Front de mères et de « Verdragon », première maison de l’écologie populaire en France),
Erika Gonzalez (OMAL, État espagnol),
Emma Lehbib (porte-parole de la diaspora sahraouie en Allemagne).
Modération: Juan Tortosa (solidaritéS, Suisse)
Langues de l’atelier : français et espagnol

2. Écosocialisme, spiritualités en résistance et théologie de la libération

Michael Löwy (sociologue et philosophe marxiste et écosocialiste, France),
Allan Coelho (Université de São Francisco, Brésil),
Fernanda Malafatti (Enseignant au sein du réseau scolaire municipal de São Paulo
, Brésil).
Modération: Luis Martínez Andrade (Université catholique de Louvain)
Langue de l’atelier : espagnol

L’écosocialisme et la théologie de la libération convergent face à la crise du capitalisme et son mythe du progrès. Ces courants prônent l’union des luttes paysannes et indigènes, portée historiquement par les communautés de base au sein de mouvements comme le MST ou l’EZLN. Contre le néolibéralisme et l’agrobusiness, ils défendent l’agriculture familiale, la spiritualité et la démarchandisation de la nature. Cet atelier analyse ces liens théoriques et ces stratégies de lutte anticapitalistes, anticoloniales et anti-impérialistes.

3. La dette : un frein à la transition écosociale

Pablo Laixhay (CADTM),
Scarlett (Debt for climat),
Polina Girshova (Eurodad).

La dette est aujourd’hui un mécanisme de coercition économique et financier et de transfert de richesse majeur dans le systeme capitaliste. Alors que l’urgence nous impose la lutte pour la bifurcation écologique et la justice sociale, l’instrumentation des dettes publiques condamne une majorité de pays, principalement situés aux Suds, à des modèles extractivistes et à l’application de politiques néolibérales bénéficiant aux entreprises et aux capitalistes, principalement situés au Nord. Quelles sont les marches de manoeuvre et les leviers que nous avons à disposion pour enrayer cet engrenage destructeur ? Nous en discutons avec trois organisations spécialisées de la question de l’endettement : Eurodad, Debt for climat et le CADTM.

4. Fascisme fossile : Comment l’extrême droite s’approprie les questions écologiques et comment la combattre

Louis Droussin (chercheur en sciences politiques à l’Université de Namur, Belgique),
Pablo Solón (chercheur et militant dans le domaine socio-environnemental, ancien ambassadeur de la Bolivie auprès de l’ONU et négociateur en chef lors des COP de 2009 à 2011).
Modération : Aphroditi Maravelaki (Gauche anticapitaliste, Belgique)
Langues de l’atelier : français et espagnol.

L’extrême droite est-elle « anti-écologique »… ou est-elle, précisément, en train de se réapproprier cette thématique ? Pourquoi ne nie-t-elle plus ouvertement le changement climatique, mais attaque-t-elle de plus en plus les politiques écologiques ? Pourquoi des figures comme Donald Trump démantèlent-elles les réglementations climatiques tout en défendant les énergies fossiles ? Quelle partie de la population pourrait être attirée par un tel programme ? Assistons-nous à l’émergence d’une forme de « carbofascisme », une alliance entre l’extrême droite et le capital fossile (TotalEnergies, Shell, ExxonMobil, Chevron, BP, etc.) ? Et parallèlement : que signifie cette autre évolution, plus discrète ? Pourquoi certains discours d’extrême droite parlent-ils désormais de paysages, de nature, d’écosystèmes… ou présentent-ils l’immigration comme une menace écologique ? Faut-il y voir une montée de l’écofascisme ?

5. Le retour de la planification

Simon Hannah (Anti*Capitalist Resistance, UK),
Martín Lallana (Anticapitalistas, État espagnol).
Langues de l’atelier : anglais et espagnol

Après avoir été écarté pendant plusieurs décennies comme un concept obsolète, le débat sur la planification économique revient sur le devant de la scène. Les multiples crises que nous traversons et l’incapacité des marchés à les résoudre renforcent cet intérêt. Dans cet atelier, nous aborderons le sujet sous deux angles. Tout d’abord, nous présenterons les idées centrales de son livre « Reclaiming the Future: A Beginner’s Guide to Planning the Economy », en remettant au goût du jour les discussions socialistes sur la planification. Ensuite, nous discuterons des raisons qui expliquent une intervention étatique accrue dans l’économie des pays capitalistes et nous établirons un lien entre les revendications d’une planification économique démocratique et les luttes sociales, syndicales et politiques actuelles. Au-delà d’un simple slogan abstrait, la planification écosocialiste peut servir d’axe autour duquel concentrer les efforts d’organisation et de mobilisation.

Pause

15h30 – 17h00 | Plénière :

Dialogue avec la pensée de Michael Löwy

Michael Löwy (sociologue, philosophe marxiste et écosocialiste, France).
Moderación: Vincent Gay (ATTAC, France) y Vanessa Dourado (ATTAC Argentine)

20h00 | Soirée festive
Rendez-vous au Poste, au centre-ville, pour une soirée festive.
Adresse : Place du Jeu de Balle, 62 – 1000 Bruxelles.

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Dimanche 17 mai

09h00 – 10h45 | Plénière

Écosocialisme et décroissance

Daniel Tanuro (coordinateur de la commission de rédaction du Manifeste pour une révolution écosocialiste, membre de la Gauche anticapitaliste, Belgique),
Julia Marti (chercheuse à l’Observatoire des multinationales en Amérique latine – OMAL),
Hugo Abad Frias (Research & Degrowth International),
Marina Campos (professeure de géographie, agricultrice urbaine et militante du Syndicat de l’Éducation, militante de Centelhas – Quatrième Internationale – PSOL (Brésil) et de la Marche mondiale des femmes).
Modération : Christine Poupin (membre du NPA-L’Anticapitaliste, France, et de la Quatrième Internationale)

Le Manifeste pour une révolution écosocialiste est sous-titré « rompre avec la croissance capitaliste ». La décroissance de la consommation d’énergie et partant de la production matérielle et des transports est une contrainte non négociable pour tout projet qui a l’ambition d’empêcher que la situation de catastrophes actuelles ne se transforme en basculement cataclysmique. Qu’est ce que cela change pour la définition d’un projet écosocialiste émancipateur ? Quelles ruptures avec les projets socialistes ou communistes qui ont longtemps représentés les espoirs des exploité.es et des opprimé.es ? Comment cette décroissance globale se conjugue t’elle dans un contexte international à la fois très combiné et très inégal ?

Pause

11h00 – 12h30 : Ateliers en parallèle

1. Agroécologie et souveraineté alimentaire

Marina Campos (professeure de géographie, agricultrice urbaine et militante du Syndicat de l’Éducation, militante de Centelhas – Quatrième Internationale – PSOL (Brésil) et de la Marche mondiale des femmes),
Paula Delfino (membre de la coopérative de production agroécologique Marabunta, en Argentine)…
Modération : Sébastien Kennes (RESAP, Belgique)
Langues de l’atelier : espagnol et français
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Dans ce contexte de guerres et de concentration croissante des terres entre les mains du capital, quelle est la situation de l’agriculture dans chaque territoire et au niveau mondial ? Quelles sont les principales formes de progression de l’agrobusiness et de l’extractivisme, et comment les affrontons-nous ? Où en est le mouvement agroécologique et quels sont ses principaux succès et défis ? Quelles réseaux d’action commune pouvons-nous construire entre les collectifs du Nord et du Sud Global qui travaillent sur ce sujet ? Ce sont quelques-unes des questions que nous aborderons lors de cet atelier, auquel nous invitons les différents collectifs agroécologiques et les personnes intéressées à se joindre pour partager leur expérience. De plus, nous organiserons un échange de semences.

2. Stratégies disruptives et révolutionnaires de nos jours

Christine Poupin (membre du NPA-L’Anticapitaliste, France, et de la Quatrième Internationale),
Liesbeth Hondelink (XR Netherlands, Project All In).
Modération : Antoine Larrache (Inprecor)
Langues de l’atelier : français et anglais

Nous assistons actuellement à une perturbation massive émanant du système capitaliste et de ses structures économiques, culturelles et technologiques, qui dévaste la vie des peuples du monde, la nature et le climat — des éléments qui ont garanti les conditions matérielles de la civilisation tout au long de millénaires d’existence humaine. La résistance ne suffit pas ; nous devons aller de l’avant, démanteler ce système et mettre en œuvre les plans, programmes et stratégies révolutionnaires nous permettant de mobiliser la classe travailleuse et de forger les alliances et coalitions nécessaires pour éviter le chemin vers l’effondrement dans lequel les capitalistes nous ont embarqués. Le débat s’appuiera sur deux propositions théoriques et pratiques récentes : le Manifeste pour une révolution écosocialiste de la IVe Internationale et le Projet All In, basé sur le livre All In: Une théorie révolutionnaire pour arrêter l’effondrement climatique.

3. Confluences écoféministes entre le Sud et le Nord Global

Francisca Fernández Droguett (Iniciativa Ecosocialista, Chili),
Júlia Martí Comas (Observatori del Deute en la Globalització (ODG) y Anticapitalistas),
Gabriela Gallardo Lastra (Utrecht University).
Modération : Vanessa Dourado (Attac Argentine)

Avec la multiplication des guerres et la montée de l’extrême droite dans le monde, l’offensive patriarcale tente de s’attaquer aux conquêtes du mouvement des femmes, lesbiennes, trans, travestis, bisexuels et non-binaires. Elle cherche à renforcer le rôle domestique socialement assigné à la reproduction et à l’accumulation du capital, tandis que les extractivismes accentuent les violences territoriales par le pillage des biens communs, repatriarcalisant les corps-territoires qui deviennent alors des zones de sacrifice. Les féminismes populaires et territoriaux mènent des luttes autour de l’eau, des semences, de la terre et de l’énergie, à partir d’une conception du soin (care) qui ne se limite pas à la sphère privée, mais s’affirme dans la collectivisation de la défense territoriale.Cet atelier vise à jeter des ponts entre le Nord et le Sud Global, afin de tisser et de renforcer des réseaux mondiaux nous permettant d’avancer vers des réponses organisées pour stopper ce système capitaliste, extractiviste, colonialiste et patriarcal. »Voulez-vous que je précise ou que j’adapte certains termes techniques comme « corps-territoires » ou « biens communs » selon votre public cible ?

4. Présentation du Global Ecosocialist Network

Michael Löwy (sociologue et philosophe marxiste et écosocialiste, France),
Simon Hannah (Anti*Capitalist Resistance, Royaume-Uni),
Kay Mann (Solidarity, États-Unis),
Mariana Riscalli (membre de la direction nationale du PSOL et directrice exécutive de la Fondation Lauro Campos et Marielle Franco, Brésil).

Les panélistes discuteront de la nature et des activités du Global Ecosocialist Network, du lien entre « Trump, déréglementation, changement climatique et néolibéralisme », ainsi que de l’importance du travail des militants des pays du Sud. Un aperçu des luttes écosocialistes en Europe (en particulier au Royaume-Uni), en Amérique du Nord (en particulier aux États-Unis) et en Amérique latine (en particulier au Brésil) sera également présenté. Les interventions seront suivies d’une discussion entre les panélistes et le public.

Pause

13h30 – 15h00 | Plénière

Luttes écosociales et perspectives pour un futur écosocialiste

Informations pratiques

Lieu des rencontres

Université libre de Bruxelles
Bâtiments A et U
Campus du Solbosch
Avenue Franklin Roosevelt 50, 1050 Ixelles

Toutes les infos pour vous y rendre
https://www.ulb.be/fr/plans-et-acces/solbosch

Inscriptions

Les inscriptions se font uniquement via le formulaire en ligne.

Participation aux frais

Organiser de telles rencontres internationales a un coût, nous invitons les participant·es à participer aux frais, en fonction de leurs moyens.

15€ (réduit)
25€ (juste)
50€ (soutien)

Veuillez verser votre participation aux frais sur le compte
« Camp 2015 » BE33 0689 0161 6946

Code BIC : GKCCBEBB

Et indiquer en communication : Nom + prénom + RIE 2026

Langues

Les langues utilisées durant les rencontres seront le français, l’anglais et l’espagnol. Merci de mentionner dans le formulaire d’inscription les langues dans lesquelles vous pouvez suivre les ateliers, cela nous permettra d’organiser au mieux l’interprétation.

Logement

Nous n’organisons pas le logement des participant·es. Cependant, nous ferons tout notre possible pour proposer des logements solidaires, en priorité aux personnes voyageant depuis le sud global, dans la mesure des places disponibles.
-> Cette demande peut se faire via le formulaire d’inscription.

Nous sommes également à la recherche de personnes pouvant proposer un logement solidaire, si c’est votre cas vous pouvez également le mentionner dans le formulaire.

Nous invitons toutes les personnes qui en ont la possibilité à réserver leur propre logement. Les auberges de jeunesse sont recommandées comme option la plus économique. Il y en a au moins quatre dans le centre de Bruxelles :

Auberge de Jeunesse Génération Europe

Auberge de Jeunesse Bx Downtown

Auberge de Jeunesse Jacques Brel

Auberge Bruegel

Appel

Vous pouvez retrouver l’appel de ces 7èmes Rencontres écosocialistes internationales en cliquant ci-dessous, n’hésitez pas à le signer et à le faire circuler.

Rendez-vous du 15 au 17 mai à Bruxelles !